Forte présence du paysage audiovisuel français en Côte d’Ivoire

Le groupe France Médias Monde (RFI, France 24) et la chaîne francophone TV5 Monde (qui vient de lancer sa nouvelle chaîne jeunesse) sont traditionnellement bien implantés en Côte d’Ivoire. Le groupe Canal + a également lancé il y a deux ans une nouvelle chaîne dédiée à l’Afrique, A+, dont le siège est à Abidjan.

Le groupe Lagardère se développe aussi sur le continent africain avec la création de radios. Les cinémas Pathé-Gaumont devraient quant à eux ouvrir des multiplexes à Dakar et à Abidjan, ce qui donnera des perspectives nouvelles aux productions audiovisuelles de la région impulsées par la libéralisation de l’espace télévisuel en Côte d’Ivoire et le passage au numérique dans la zone à l’horizon 2018.

La France dispose de deux opérateurs médias que sont Canal France International (CFI) et l’Institut français. CFI est chargé de coordonner et d’animer la politique française d’aide au développement en faveur des médias du sud. Cette agence française accompagne les actions des médias publics et privés, TV, radios, presse écrite, médias en ligne, afin de renforcer les processus de modernisation et de démocratisation de ces pays. Ses principaux objectifs demeurent la diffusion de l’information, la consolidation de la société civile et de l’Etat de droit et l’appui aux nouvelles démocraties. Ses experts sont issus de France Télévision et d’Arte France.

L’Institut français est quant à lui l’opérateur culturel du ministère des Affaires étrangères et du Développement international (MAEDI). Il apporte son appui à la programmation cinéma des Instituts français et des alliances françaises et de leurs partenaires à travers des prêts de copies pour des projections publiques non commerciales. Il propose également un soutien financier pour l’accompagnement de projets et d’évènements liés au cinéma.

La cinémathèque Afrique met à la disposition des professionnels et des programmateurs un catalogue de plus de 1.600 films. Elle a été créée en 1961 et dispose d’une des collections les plus importantes de films africains depuis 1960.

Enfin, l’Institut français a initié le programme La Fabrique des cinémas du monde qui vise à favoriser l’émergence de nouveaux talents issus des pays du Sud. Cette fabrique permet à une dizaine de réalisateurs de venir avec leur producteur présenter leurs projets au festival de Cannes en mai.

Notre dispositif comporte également trois institutions, l’Institut national de l’audiovisuel (INA), le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) et le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC).

L’INA intervient sur tous les continents dans le cadre de missions d’expertise pour conseiller et accompagner les institutions du monde de l’audiovisuel. En Afrique depuis 2004, l’INA et le Conseil international des radios et télévisions d’expression française (CIRTEF) ont développé un logiciel de numérisation des archives audiovisuelles.

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) entretient pour sa part des relations bilatérales suivies avec ses homologues. Il envoie des experts à l’étranger pour partager son expérience et promouvoir un modèle de régulation audiovisuelle forte et indépendante. Le CSA est très impliqué dans le Réseau francophone des régulateurs des médias (REFRAM) qui constitue un cadre d’échanges et de coopération entre régulateurs audiovisuels francophones.

L’ambassade de France à Abidjan dispose depuis un an d’une attachée audiovisuelle régionale avec compétence sur la Côte d’Ivoire, le Niger, le Mali et le Burkina Faso. Ses principales activités consistent à :

1. Apporter un appui institutionnel au ministère de la Communication, aux instances de régulation, aux télévisions publiques et au Centre national de cinéma, entre autres ;

2. Favoriser des projets de bonne gouvernance ;

3. Valoriser la production audiovisuelle et le cinéma francophone dans les pays de compétence et à l’international ;

4. Accompagner la présence et le développement de l’audiovisuel extérieur français et des entreprises françaises du secteur souhaitant s’implanter dans ces pays ;

5. Appuyer la professionnalisation du secteur audiovisuel, des médias, du cinéma et des industries musicales en soutenant des projets régionaux mis en œuvre par des opérateurs français et des entreprises du secteur des industries culturelles et créatives. Le projet Digital Lab Africa est à ce titre exemplaire car il a été développé par l’ambassade de France et l’Institut français d’Afrique du Sud avec le soutien de l’ambassade de France en Côte d’Ivoire. L’un des gagnants de l’édition 2016 est ivoirien, il s’agit de Kaba Diakité Amadou dans la catégorie Serious Game : Jeu de logique sur mobile et PC.

publié le 28/04/2017

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