Pose de pièges à mouche tsé-tsé à la Résidence de France

L’ambassade de France a fait appel, fin avril, à une équipe de chercheurs de l’IRD (Institut de Recherche pour le Développement) et de l’IPR (Institut Pierre Richet de Bouaké) spécialistes de la maladie du sommeil (trypanosomiase humaine africaine) pour réaliser une enquête sur les populations de mouches tsé-tsé dans les espaces verts de la Résidence de France.

La mouche tsé-tsé ou glossine est un vecteur du parasite responsable de la maladie du sommeil, le trypanosome qu’elle transmet à l’homme par piqûre. La maladie du sommeil appartient à la catégorie des « maladies tropicales négligées », qui sont définies par l’Organisation Mondiale de la Santé comme des maladies touchant presque exclusivement les populations démunies des pays en développement.

Pour déterminer si les espaces verts de la Résidence de France abritent ou non des populations de mouches tsé-tsé, les chercheurs sont venus poser des pièges entièrement naturels (ne nécessitant aucun produit insecticide) et permettant de capturer les glossines vivantes. La couleur bleue du tissu attire la mouche, et la forme conique de la moustiquaire qui le surmonte permet de piéger la mouche, laquelle ne sait s’envoler que vers le haut alors que l’ouverture du piège est située au bas.

Après la pose des pièges, les chercheurs sont venus faire des relevés à 24h puis à 48h : aucune glossine n’a été capturée, ce qui leur a permis de déterminer que les espaces verts de la Résidence de France ne constituent pas une zone à risque de maladie du sommeil.

https://www.youtube.com/watch?v=VwDv5uQhyR0

publié le 16/05/2018

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