Les citoyens français mobilisés contre le commerce illégal des grands singes

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I - Vivant dans les forêts de 23 pays d’Afrique, comme la Côte d’Ivoire, et d’Asie du Sud-est, les grands singes pourraient disparaître d’ici 25 à 50 ans, victimes de la déforestation, du braconnage, du commerce illégal (détention par des particuliers notamment).

Si la France est engagée dans plusieurs initiatives internationales pour freiner et mettre un terme à ce déclin, protéger les grands singes et leurs habitats apparait comme indispensable pour lutter contre une extinction scientifiquement annoncée et garantir notre sécurité sanitaire.

II - Que faire et ne pas faire en cas de découverte d’un grand singe en vente ou présenté dans un lieu public ? Les risques encourus ?

Dans le cas où des animaux vivants ou de la viande de grands singes sont observés dans des lieux publics (rue, marché, hôtels, restaurants, aéroports…), il est indispensable de les signaler à l’organe national de gestion de la CITES, qui est le plus souvent le ministère en charge de la faune et de la flore du pays de résidence. La liste des autorités compétentes par pays peut être trouvée à l’adresse suivante : https://www.cites.org/eng/cms/index.php/component/cp

Il est formellement déconseillé, souvent interdit, à tout citoyen français résidant à l’étranger, et touriste français d’acheter un animal. Si cette attitude peut répondre à un sentiment de compassion immédiat, elle participe à développer le trafic.

Pour mémoire, en France, la loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages du 8 août 2016 a renforcé les sanctions relatives au commerce illégal de la vie sauvage. Les amendes pour le trafic illégal d’espèces protégées ont été décuplées, passant de 15.000€ à 150.000€ pour un délit simple et plus de 750.000€ en cas de trafic en bande organisée. Les peines de prisons ont également doublées (de 1 à 2 ans pour un délit simple et 7 ans en cas de délit en bande organisée).

Il est également important ne pas prendre et diffuser de photos ou selfies avec des grands singes quelques soient les circonstances, y compris lorsque ces prises de vue sont organisées dans les hôtels, parcs d’attraction et zoos. Cela contribue à véhiculer l’idée que les grands singes pourraient être des animaux de compagnie, pouvant vivre au contact des humains, et encourage les structures à se procurer de nouveau de jeunes singes dans le milieu sauvage pour poursuivre ces pratiques lorsque les plus âgés deviennent trop dangereux.

Pour en savoir plus : https://uicn.fr/ ou https://www.iucn.org/fr/

publié le 14/08/2020

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