L’Ambassadeur de France s’est rendu à l’Institut Pierre Richet (IPR) de Bouaké le 22 juin

L’Institut Pierre Richet (IPR) est rattaché à l’Institut National de Santé Publique (INSP) placé sous la tutelle du Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique. Rattaché jusqu’en 2001 à une structure africaine sous régionale de santé (OCCGE), il a été dirigé par des chercheurs de l’IRD jusqu’à ce qu’il soit rétrocédé en 2001 à l’État de Côte d’Ivoire. La collaboration avec l’IRD n’a jamais cessé pour autant, y compris pendant la crise post-électorale de 2010, et un accord-cadre, signé en avril 2014, est en cours de renouvellement.

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L’IPR est la principale institution de recherche sur les maladies à vecteurs en Côte d’Ivoire. C’est aussi une structure de formation et d’évaluation. Les axes de recherche de l’IPR portent sur l’épidémiologie de la maladie du sommeil et du paludisme, la génétique de leurs parasites, la bio-écologie et la génétique de leurs vecteurs, la lutte anti-vectorielle et les problèmes de résistance des vecteurs aux insecticides.

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L’IPR accueille sans discontinuer depuis 2014 plusieurs chercheurs de l’IRD (trois à ce jour). Ce partenariat historique et exemplaire, que n’a pas manqué de souligner le directeur de l’IPR, est gagnant-gagnant, en ce sens qu’il contribue fortement à la renommée internationale de l’institut et qu’il offre à l’IRD une opportunité unique d’obtenir des financements de bailleurs internationaux (OMS, Fondation Bill & Mellinda Gates, UNITAID, Fonds Mondial, UE, etc.) pour mener des recherches de pointe sur les maladies à transmission vectorielle. C’est ainsi que deux "inventions" majeures de deux chercheurs de l’IRD ayant passé plusieurs années à l’IPR ont pu voir le jour : les "pièges biconiques" pour la lutte contre les vecteurs de la maladie du sommeil (Dr. Claude Laveissière) et les moustiquaires imprégnées d’insecticides pour la lutte contre les vecteurs du paludisme (Dr. Pierre Carnevale).

publié le 25/07/2019

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